Question de visiteur & réponse proposée
Ces questions et réponses ont été rendues anonymes
en changeant quelques détails (prénoms, ville, âge exact, profession...)
afin de protéger l'intimité des personnes concernées
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La pratique dans l'église catholique est assez variable concernant
ce que l'on appelle la "doxologie" du Notre Père ("car
c'est à toit qu'appartiennent le règne la puissance et la gloire.
Amen") : parfois elle est dite comme finale du Notre Père, parfois
elle est dite après une courte prière qui suit le Notre Père,
et parfois elle n'est pas dite du tout.
Cette finale n'est pas dans les manuscrits des évangiles les plus
anciens, mais l'habitude a été rapidement prise de la dire dans
les églises, l'usage de cette finale est attestée au début
du 2e siècle (Didachè 8) et dans des manuscrits plus tardifs
de l'évangile selon Matthieu (4e, 5e siècle). Au XVIe siècle,
Érasme choisit de la mettre dans sa version de l'évangile, et
à sa suite, les réformateurs, après des hésitations
la proposent comme intéressante.
Mais nous savons maintenant qu'à l'époque du Christ, toute
prière juive était dite avec une "doxologie", qui
était improvisée par celui qui priait, comme dans nos églises
nous ajoutons souvent spontanément "Amen" à la fin
d'une prière, voire "au nom de Jésus-Christ, Amen".
Pour les juifs de l'époque, la doxologie était ainsi une sorte
d'Amen un peu développé. Jésus a ainsi vraisemblablement
prononcé une doxologie à la fin de la prière du Notre
Père. Mais cette doxologie est libre, spontanée, elle n'a pas
été transcrite. Nous ne savons donc pas quelle doxologie Jésus
a pu employer.
Le fait que la prière se termine par une doxologie est important
en soi. Après avoir dit notre espérance à Dieu, c'est
une façon de s'en remettre à lui, de se placer avec confiance
dans la main de Dieu.
L'Église chrétienne s'est ouverte aux non-juifs assez rapidement,
et il est devenu nécessaire de dire des choses qui allaient de soi
auparavant. La doxologie proposée pour la prière du Notre Père
était sans doute classique, elle est développée à
partir d'un passage de l'Ancien Testament (1 Chroniques 29:11-13). On peut
regretter que ce soit précisément cette doxologie-là
qui ait été retenue par la tradition depuis 19 siècles...
En effet, "le règne la puissance et la gloire" donnent une
idée de Dieu qui ne rend pas vraiment compte du Dieu d'amour que nous
révèle Jésus-Christ. Rien ne nous empêche de remplacer
cette doxologie par autre chose. Par exemple, il me vient à l'idée
de dire "car c'est à toi qu'appartiennent la tendresse et la fidélité.
Amen" pour reprendre Jean 1:17 "... la loi a été donnée
par Moïse, la tendresse et la fidélité sont venues par
Jésus-Christ."
Avec mes amitiés fraternelles
Marc Pernot & Louis Pernot
Réaction d'une visiteuse :
Bonjour,
Mes parents concluaient toujours le Notre Père
par : "pardonne nous nos offenses et donne la paix à notre temps".
De mon coté je continue.
Michèle
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