Question de visiteur & réponse proposée
Ces questions et réponses ont été rendues anonymes
en changeant quelques détails (prénoms, ville, âge exact, profession...)
afin de protéger l'intimité des personnes concernées
Je suis Catholique et je m'intéresse
à la sainte Cène selon l'Église Réformé.
Pourriez-vous m'expliquer ce qu'est la « présence dynamique »
de Christ lors de la sainte Cène ? La « communion » donne
t'elle selon la théologie Réformé « des » grâces
? Et qu'en est-il des dispositions intérieures que doit avoir le communiant
?
Je vous salut fraternellement en notre
Seigneur Jésus.
Bonjour, et merci pour votre question.
En fait, pour les protestants, les sacrements ne sont pas opératoires,
cest à dire quils ne provoquent pas la grâce, ou
quils ne donnent pas la grâce de Dieu, mais ils la signifient.
Donc le baptême ne confère pas la grâce
à lenfant, mais dit que lenfant est sous la grâce
de Dieu. Il ny a donc pas au sens catholique de présence
dynamique du Christ dans la Sainte Cène. Le Christ nest
pas plus présent dans la Sainte Cène que partout ailleurs, et
la Communion ne confère objectivement aucune grâce autre que
celles que la grâce de Dieu donne en tout temps.
Cela dit, pour bénéficier dune grâce,
encore faut-il savoir la recevoir, et le fidèle qui communie se met
dans un état desprit favorable à laccueil de cette
grâce. Ainsi je ne dirais pas que le fait de participer à la
communion de confère aucune grâce au fidèle,
au contraire, le fidèle qui communie se met dans un état de
réceptivité dautant plus grand à légard
de cette présence du Christ, et ainsi il peut plus être transformé
par elle. Ainsi le Christ est-il est réellement présent
dans la Sainte Cène (au sens quil lest vraiment, ce nest
pas une blague), et cette présence est là peut être plus
quailleurs dynamique, parce quelle est reçue
dans des conditions particulières de communion spirituelle entre les
fidèles et avec leur Seigneur.
Jespère que cela répond un peu à
vos questions...
Avec mes très cordiales pensées... Et communion
dans lamour de notre Seigneur.
Louis Pernot