Bravo pour cette belle famille que vous construisez ensemble.
Je tiens d'abord à vous dire très sincèrement que
Dieu reconnaît vos enfants et les aime même s'ils ne sont
pas baptisés. Il ne nous attend pas pour cela, heureusement. Vous
non plus, comme mère, n'attendez rien de personne pour aimer vos
enfants, même celui qui n'est pas encore né et qui n'a donc
encore rien fait de génial par lui-même !
Mais le baptême est utile pour que nous, humains, prenions bien
conscience du fait que chacun de ces enfants est une personne aimée
par Dieu, une personne extrêmement importante pour lui.
Le baptême n'engage pas la religion future de votre enfant. Le
baptême est le signe de cet engagement de Dieu à aimer toujours
et quoi qu'il se passe, votre enfant, même s'il ne choisit pas plus
tard de s'intéresser à Dieu. Le baptême ouvre ainsi
un vrai choix, il casse toute idée de chantage comme quoi Dieu
n'aimerais que ceux qui sont comme ceci ou cela... le baptême est
comme si Dieu signait un chèque un blanc, affirmant son amour avant
même de voir si l'on y répondra.
Le baptême n'est pas protestant ou catholique. Le baptême
est chrétien, qu'il soit fait dans une église catholique
ou dans une église protestante. Ce baptême est pleinement
reconnu des deux côtés.
Votre enfant sera ensuite protestant ou catholique s'il le désire
un jour, par sa profession de foi (confirmation). C'est à dire
qu'il sera chrétien protestant ou chrétien catholique que
s'il choisit de l'être. Pour qu'il puisse éventuellement
faire ce choix un jour, il est bon qu'il entende parler de Dieu et de
la foi chrétienne si possible chez vous et si possible à
l'église. Vous pouvez choisir qu'il entende parler de ces deux
façons d'être chrétien que sont le catholicisme et
le protestantisme. Des catéchismes sont organisés dans toutes
les paroisses, ces activités sont aujourd'hui bien sympathiques,
ouvertes et vivantes, faites pour éveiller la réflexion
personnelle des enfants, et dans le respect des autres confessions chrétiennes.
Avec mes amitiés fraternelles
pasteur Marc Pernot